Accueil > Nos projets > Journées nationales de la lutte contre l'illetrisme

Journées nationales de la lutte contre l'illetrisme

Publié le 10/09/2016 à 16:52

 

1.     Le constat

L'élévation du niveau général des connaissances ainsi que  la progression des compétences sociales des Usagers de l’ESAT  s’avèrent indispensable pour lutter contre leur exclusion socioprofessionnelle et économique.

 

C’est par une maîtrise insuffisante des savoirs de base tel que la communication (écouter, écrire, lire et communiquer), le raisonnement (appréhender l’espace, appréhender le temps, calculer et raisonner) et les compétences sociales (prendre soin de sa santé, gérer son budget, développer sa personnalité, se présenter…) que l’insertion socioprofessionnelle est ralentie voire stopper.

2.     Besoins repérés

La population accueillie au sein de l’ESAT, est composée à la fois de travailleurs présentant soit

·         une déficience intellectuelle, avec ou non des troubles associés.

·         une maladie psychique, avec ou non des troubles associés.

 

Selon le degré de déficience et des pathologies les niveaux et degrés de compréhension, de fatigabilité, d’employabilité  sont très hétérogènes et dans lequel chacun à sa place

 

Il s’agit bien d’une population qui a été scolarisée en milieu ordinaire (niveau SEGPA) ou en milieu spécialisé type IME/ IMPRO. Ou bien des personnes peu scolarisées.

 

Les usagers en situation d’illettrisme sont  des personnes ayant, certes des difficultés avec la lecture et l’écriture, mais elles peuvent aussi cumuler d’autres difficultés notamment en calcul, au niveau du raisonnement, de la communication orale ou du repérage dans le temps (se situer dans sa propre histoire, lire l’heure, se repérer dans un calendrier…) et dans l’espace (situer la droite et la gauche, lire un plan…).

 

Faute d’une maîtrise suffisante des savoirs de base, elles ne peuvent pas faire face de manière autonome à des situations simples de la vie courante : circuler, faire ses courses, suivre la scolarité de son enfant, retirer de l’argent au distributeur, remplir un chèque…

 

Pour la majorité d’entre elles, elles ont une estime d’elles-mêmes très dévalorisée, un sentiment de gêne voire de honte très fort. Cette situation de non maîtrise des savoirs de base les fragilise dans l’accès, le maintien ou la promotion dans l’emploi, dans l’accès à leurs droits et les place donc en risque permanent d’exclusion

Les freins à l’apprentissage…

Les usagers  montrent des résistances à se replonger dans un système de formation. Les freins socio-affectifs, psychologiques et culturels sont nombreux.

 

Face à une personne en difficulté, il est important de :

·         lui redonner confiance (« elle n’est pas seule », « on peut réapprendre à tout âge », « un certain nombre d’adultes réapprennent à lire et réussissent »

·         valoriser ce qu’elle sait faire

·         faire émerger un moteur, une motivation chez elle qui lui donnerait l’envie de mieux maîtriser l’écrit par nécessité ou plaisir (Ex : l’entrée de son enfant à l’école ou passer le code de la route)

·         la considérer en capacité de réapprendre

·         lui donner le temps de cheminer.

 

3 Mise en œuvre du projet

Ce nouveau projet que nous envisageons, placé sous forme d’ateliers, luttera contre l'illettrisme et l’analphabétisme. Il a pour objet de :

 

·         Valoriser et maintenir  les compétences acquises en amont

·         Renforcer la confiance en soi

·         Se former ou ré activer aux compétences de bases et aux compétences clés

·         Optimiser l’insertion ou la réinsertion sociale et professionnelle

 

Il comportera trois ateliers :

 

« l’atelier de « savoirs de base et compétences clés », c’est une façon de s’approprier les compétences langagières, les compétences mathématiques et les compétences cognitives.

 

L’atelier de « lecture » est une façon non traditionnelle de mettre en place la littérature et la lecture.

 

L’atelier «écriture » est une façon de mettre en place la production d’écrits ou rédaction de manière non traditionnelle.

 

 

 

En cette période importante d’actions de lutte contre l’illettrisme tel est l’engagement que le club soroptimist de Basse-Terre a pris en s’appuyant sur les personnes ressources dont il dispose en son sein : des professionnels de l’éducation et même de l’éducation spécialisée, des professionnels de santé, du secteur médico-social ayant une expérience dans la prise en charge de ce public…, des soroptimist conscientes que l’éduction est un outil d’autonomisation des individus, le ciment de la citoyenneté, également  un moyen pour vaincre la violence que l’on dit être « l’arme des faibles ».

Retour à l'accueil Retour aux projets